Lundi, le premier ministre Benjamin Netanyahu a clôturé la commission Plesner qui devait remanier la loi Tal tant controversée, provoquant des menaces d'arrêt total de la Knesset.

La loi Tal est l'une des lois les plus polémiques en Israël, cette dernière exempt les ultra-orthodoxes ainsi que les communautés arabes de service militaire.

La nouvelle loi imposerait aux étudiants de Yeshiva un service militaire pour une durée déterminée. Jusqu'à récemment, les religieux s'abritaient derrière ce bouclier afin de ne pas avoir à exécuter un service militaire ou civil. La loi avait été originellement créé pour un petit nombre d'étudiants en Yeshiva qui souhaitait étudier plutôt que de servir, le premier ministre David Ben Gourion valida cette dernière lors de l'établissement du l'état. Depuis lors, le nombre d'exemptés monte en flèche passant d'environ 400 à plus de 60 000. La loi Tal a été déclaré anticonstitutionnelle durant le mois de février par la cour suprême, qui a également réclamé la mise en application d'une nouvelle loi début juillet. La nouvelle loi relative au service de l'IDF devait être formulée par la commission Plesner en accord avec la Knesset.

La commission Plesner a été constituée à partir de membres de la Knesset de diverses affiliations politiques, aussi bien de gauche que de droite sans oublier les parties centristes. La commission semble cependant rencontrer certains problèmes et deux de ses membres ont démissionné la semaine dernière comme l'a fait le représentant du parti Haredi. Suite à ces évènements, Benjamin Netanyahu décida de clôturer la commission. Les membres ayant démissionnés se justifient en dénonçant une loi applicable aux ultra-orthodoxes et non aux communautés arabes.

Les réactions ne sont pas faites attendre et sont extrêmement variées. La réponse la plus marquante fut celle du parti Kadima, exigeant que les étudiants de Yeshiva soient sanctionnés par le gouvernement par de lourdes sanctions tant qu'ils n'effectueront pas un service militaire ou civile. Les membres de Kamida ont également mit en avant un certain déséquilibre ambiant et suggèrent de renouveler les élections. Kadima Chairman Shaul Mofaz déclare que la non application d'un service universelle pour tous les citoyens pourrait avoir de lourdes conséquences.

Les parties Haredi ont contrattaqué en qualifiant ses déclarations de "populisme bon marché".